Yvette Chauviré

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Yvette Chauviré
Yvette Chauviré en 1957.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 99 ans)
15e arrondissement de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, tombe d'Yvette Chaviré (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Yvette Adrienne ChauviréVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Danseuse classique, chorégrapheVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
-Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Tombe d'Yvette Chauviré au cimetière du Père-Lachaise (44e division).

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Yvette Chauviré est une danseuse de ballet française, étoile de l'Opéra de Paris puis maître de ballet, née le à Paris et morte le dans la même ville.

Elle est considérée comme la plus grande ballerine française du XXe siècle.

Biographie

Jeunesse et formation

Yvette Chauviré est née en 1917 à Paris 14e. À l’âge de 10 ans, elle entre à l'école de danse de l'Opéra de Paris, où elle est l'élève[1] de Boris Kniaseff et Victor Gsovsky[1] jusqu'à son intégration en 1934 dans le corps de ballet de la compagnie de l'Opéra, dirigée alors par Serge Lifar. Son premier rôle date cependant de 1929, lorsqu’elle elle danse un solo dans L'Éventail de Jeanne.

Carrière

Portrait d'Yvette Chauviré par Serge Ivanoff, Paris, 1944

À la suite de ce premier rôle, Yvette Chauviré est promue quadrille puis, sautant l'échelon de coryphée en , passe petit sujet. Elle devient grand sujet en 1937, première danseuse en 1938, puis danseuse étoile en , après la première représentation du ballet Ishtar, ballet que Serge Lifar chorégraphie pour elle[1]. Elle est alors âgée de 24 ans.

Yvette Chauviré a dansé tous les grands rôles du répertoire classique, mais son interprétation magistrale du rôle-titre de Giselle, en 1949, est probablement la plus emblématique. Mais, si elle gravit la hiérarchie de la compagnie, elle continue toutefois de travailler avec son ancien professeur Boris Kniassef, créant ses ballets comme La Légende du Bouleau ou Piccolo.

Entre 1946 et 1947, elle « fait des infidélités » à l'Opéra de Paris et danse en tant qu'étoile invitée pour les Ballets de Monte-Carlo[1]. Retournant dans la capitale en 1948, elle quitte de nouveau la maison qui l'a vue évoluer et se produit à la Scala de Milan[1]. Quelques années plus tard, elle est invitée par le Royal Ballet[1] et danse avec Rudolf Noureev, récemment installé en France et plus jeune qu’elle de vingt ans[1].

Elle accompagne les adieux de Serge Lifar, en 1956. Elle quitte elle-même la scène dix-huit ans plus tard, alors âgée de 57 ans, avec son rôle fétiche de Giselle[1], et le solo de La Mort du cygne[2]. Elle continue néanmoins à transmettre son savoir aux jeunes étoiles de l'Opéra de Paris, comme Sylvie Guillem[1], Monique Loudières[1], Marie-Claude Pietragalla[1], Élisabeth Maurin, Isabelle Guérin[1] ou Dominique Khalfouni. Elle s'essaie également à l'art chorégraphique, en composant une Giselle encore dansée en 2016[1] par la Scala de Milan[a].

Elle est considérée comme la plus grande ballerine française du XXe siècle et l'une des rares danseuses étoiles à avoir reçu le titre de prima ballerina assoluta[1].

Mort

Elle meurt le à Paris 15e, puis est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (44e division)[1].

Vie privée

Yvette Chauviré a été l'épouse de Constantin Nepo[1] (Nepokoïtchitzky), peintre et décorateur de ballets (1915-1976).

Cinéma

Théâtre

Distinctions

Hommage

Dans le 15e arrondissement de Paris, le square situé place du Commerce, où Yvette Chauviré résidait[1], a été renommé square Yvette-Chauviré en .

Notes et références

Notes

  1. il existe un enregistrement DVD de sa « version », interprétée par Svetlana Zakharova et Roberto Bolle.

Références

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r « Disparition d'Yvette Chauviré, étoile absolue », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  2. Gérard Mannoni, Yvette Chauviré : autobiographie, Quai, (ISBN 978-2903548070).
  3. a et b « Décret du 13 juillet 2010 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  4. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000752437

Liens externes

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